Saturday, March 13, 2010

Traction-brabant 41

S’il y a bien un truc dont ne parle guère la poésie, c’est du sport. Donc je vais en parler. Et pourtant, la poésie n’a rien à envier au sport qui n’a guère plus de succès qu’elle, malgré les apparences. Je ne parle pas des spectacles de télé, mais du vrai sport, celui de la sueur. Allez voir les compétitions qui se déroulent près de chez vous, à part les familles des participants, vous n’y trouverez pas grand monde. Car le sport est hélas une affaire de spécialistes, comme la poésie.
Par contre, ils l’aiment pas beaucoup le sport, les poètes. Faut dire qu’ils le connaissent mal. En
plus, ça gigote dans tous les sens, le sport. Ça dérange le sommeil des poètes !
En fait, si les poètes aiment pas beaucoup le sport, c’est à cause de la compétition tandis que dans
la poésie, l’esprit de compétition, ça n’existe pas, avec ces concours, ces résidences… Et pis la compétition c’est l’argent… pour quelques uns, dans le sport comme dans… la poésie (à part qu’il y en a beaucoup moins).
Ainsi, victimes des matraquages médiatiques, les poètes finissent par croire qu’il n’y a que des sportifs professionnels. Alors qu’en vérité 90% des sportifs sont des amateurs et qu’ils n’y gagnent rien, sauf qu’ils peuvent se retrouver chez le médecin aussi vite que s’ils avaient bien fait la fête, comme on dit. Nombre de poètes nombrilistes préfèrent donc pratiquer les vers éthérés et les indignations factices, parce que ça leur coûte moins cher en énergie, ce qui ne les empêche pas d’être capables de prendre les sportifs amateurs pour des masochistes patentés. Comme si les poètes n’étaient pas non plus des masochistes !!!
Tout de même, dans le sport, il y a des possibilités d’action, tandis que dans la poésie, il n’y a surtout que des possibilités d’endormissement (voir la majorité des recueils publiés, me dites pas le contraire).

Et pis, dans le sport, il peut y avoir du collectif même dans l’individuel, alors que dans la poésie, les gens sontsouvent bien bien compliqués, alors que les choses sont hyper simples : tu veux performer dans la poésie, eh bien t’as besoin des autres. Alors tu payes ta licence de poète pour aller dans un club.
En fait, c’est parce qu’ils sont jaloux de l’argent gagné par quelques sportifs (les faux) que les poètes se reconnaissent davantage dans le pinard. Apparemment, ça les choque moins la richesse des vignerons !
Pendant qu’on parle de dopage, arrêtez de dire que tous les sportifs sont des dopés. Pour que le dopage se voie, il faut déjà être très bon avant ! Essayez vous-mêmes, vous verrez pas la différence. En tout cas, si vous avez des poèmes sur le sport, je suis preneur. Ça nous aèrera un peu les neurones !

P.M.

4 comments:

Giroflée Tournebuse said...

Est-ce que l'activité poétique libère aussi, comme la pratique sportive des endorphines dans l'organisme? C'est vrai, on ne parle jamais de sport en poésie : trop trivial et pas assez éthéré. Pourtant que c'est bon de suer le burnous dans une course à pied ou l'escalade d'un 6B 6C, voire 7 en tête!

Anonymous said...

test

Alain Minighetti said...

Bon sujet!

Alain M. said...

Bon sujet!

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins