Tuesday, December 31, 2019

Incipits finissants (74)

Rien ne sert d'écrire sur les défauts des soudures de la paroi métallique garantissant l’étanchéité du réacteur d'une centrale nucléaire. Rien ne sert d’écrire sur les programmes politiques des grands partis de gouvernement qui ne correspondent plus depuis trente-cinq ans aux attentes économiques des classes populaires. Rien ne sert d'écrire sur les processus de conceptualisation trop précoces dans l’enseignement des mathématiques en fin de classe de maternelle. Rien ne sert d'écrire sur le revenu universel qui rompt avec la vision paternaliste d'une société centrée sur la valeur travail. Rien ne sert d'écrire sur les effets de la pollution atmosphérique causée par les perturbateurs endocriniens sur la capacité des enfants à réguler leurs émotions. Rien ne sert d'écrire sur la zone de reconnaissance faciale sélective qui participe de la singulière relation du chien à son maître. Rien ne sert d'écrire sur les défauts des soudures de la paroi métallique garantissant l’étanchéité du réacteur. Rien ne sert d’écrire sur les programmes politiques des grands partis de gouvernement qui ne correspondent plus depuis trente-cinq ans aux attentes. Rien ne sert d'écrire sur les processus de conceptualisation trop précoces dans l’enseignement des mathématiques. Rien ne sert d'écrire sur le revenu universel qui rompt avec la vision paternaliste d'une société centrée sur la valeur. Rien ne sert d'écrire sur les effets de la pollution atmosphérique causée par les perturbateurs endocriniens sur la capacité des enfants. Rien ne sert d'écrire sur la zone de reconnaissance faciale. Rien ne sert d'écrire sur les défauts des soudures de la paroi. Rien ne sert d’écrire sur les programmes politiques des grands partis. Rien ne sert d'écrire sur les processus de conceptualisation trop précoces dans l’enseignement. Rien ne sert d'écrire sur le revenu universel qui rompt avec la vision paternaliste d'une société. Rien ne sert d'écrire sur les effets de la pollution atmosphérique causée par les perturbateurs endocriniens. Rien ne sert d'écrire sur la zone. Rien ne sert d'écrire sur les défauts des soudures. Rien ne sert d’écrire sur les programmes politiques. Rien ne sert d'écrire sur les processus de conceptualisation trop précoces. Rien ne sert d'écrire sur le revenu universel qui rompt avec la vision paternaliste. Rien ne sert d'écrire sur les effets de la pollution atmosphérique. Rien ne sert d'écrire sur les défauts. Rien ne sert d’écrire sur les programmes. Rien ne sert d'écrire sur les processus de conceptualisation. Rien ne sert d'écrire sur le revenu. Rien ne sert d'écrire sur les effets. Rien ne sert d'écrire.   
P.M.

Numéro 76 de Traction-brabant


Le numéro 76 de "Traction-brabant" est vendu au prix de 2,40 €.

Pour plus de précisions, contact association Le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

Présentation

"TRACTION-BRABANT" (alias T-B pour les intimes) est un fanzine d'écriture, de poésie et autres textes courts, créé en janvier 2004 par Patrice MALTAVERNE (conception, écriture, choix et mise en page des textes) et Patrice VIGUES (illustrations).

"TRACTION-BRABANT" existe aussi et surtout sous sa version papier à une cent soixante-dizaine d'exemplaires par numéro. Le poézine est à parution aléatoire, quoique... si tous les deux trois mois, les combattants sont en forme, un nouveau numéro sort de leur tanière.

"TRACTION-BRABANT", aujourd'hui publié par l'association Le Citron Gare, ne demande aucune subvention, le poézine a juste pour but de faire circuler à son modeste niveau une poésie pas trop classique ni trop molle surtout, ainsi que de véhiculer certaines pistes de réflexion, sans pour autant qu'il ne soit tranché dans le vif.

Plus précisément, à l'origine, TRACTION-BRABANT est la contraction de traction avant, l'auto et de brabant double, la charrue à double soc. Cela montre avant tout notre nostalgie pour ces vieux objets mécaniques ainsi que notre méfiance par rapport à un progrès non mesuré...

Les auteurs (poètes, illustrateurs) présents dans "TRACTION-BRABANT" sont plus de cinq cents, d'après les dernières stats.

Ce blog a pour but de reproduire des extraits du zine sous sa version papier et de faire connaître davantage ce que nous faisons....

Enfin, "TRACTION-BRABANT" s'efforce d'encourager ses participants à des échanges de textes et d'idées et pourquoi pas à de possibles rencontres.

P.M.

Contact pour l'association Le Citron Gare : p.maltaverne@orange.fr

A poêle


Page Paysage d'Etienne Ruhaud

Le nouveau blog d'Etienne Ruhaud est intéressant en ce sens qu'il est de type généraliste. Souvent, il est de bon ton de ne chroniquer (du moins apparemment, puisque dans les trois quarts des cas c'est ainsi) que tel ou tel style de littérature, voire un seul type de poésie...

Eh bien là, pas du tout. Car Etienne Ruhaud ne se contente pas de parler de Traction-brabant ! Il se livre à un vrai vagabondage à travers les lectures qui l'ont marqué ("La conjuration des imbéciles" de John Kennedy Toole), ou évoque des expositions, des auteurs professionnels connus (Pierre Guyotat).

En même temps, vive le journalisme littéraire s'il ne se limite pas à parler que des auteurs ou initiatives archi reconnues !

Pour entrer dans le paysage, c'est ici.

D'Antonella Fiori (extrait de T-B 59)

Sur les trottoirs
plein d'histoires
pleins de sexe
plein de vie

toute la vie portée
par la rue

identités fragiles

corps qui
se frôlent
corps qui
s'évitent
corps qui
galopent
dans tous
les sens
comme ces
feuilles qu'un
souffle de vent
balaie dans le caniveau

fièvre rouge ou
choléra
le vent fauche
la débauche
là où les poussières
se retournent vers
le ciel

La dernière fois que je l'ai vu de Patrice VIGUES


Malta compil : 2007 (avec Windows média player)

Histoire de vous réveiller un peu : cette compil est bientôt finie. Le texte choisi pour l'année 2007 a fait l'objet d'une publication dans la collection Polder de la revue Décharge. Il s'agit d'un poème extrait de "Sans mariage" :

Ensuite toute la famille les proches
Montent dans l'auto blanche effilée
Qui coupe les ubans du berceau
Ne bouche pas les trous de l'ennui
Le reste du temps ta soif de bonheur
Marche sur le linge neuf plus opaque
Eveille toi au balcon et ensemencée
Par les lis d'apparat regarde comme
Délicatement ils fanent je te le répète
Tu es une conteuse de fleurs machinale

Sur une musique de Monochord "No question no answer" (Via Dogmazic). C'est bien le cas oui.

De François Ibanez (extrait de T-B 65)

UN AILLEURS QUE JE CONNAIS

Les cimes au loin
De blancheur et de froid
Caressent un ciel de marbre
Je me vois
L’air pur
Le bois brun de cette bergerie
Je traverse en silence
Un lieu ailleurs
Que je connais pourtant
Un souvenir
Un rêve
Une idée
Un souffle ailé
Qui vient m’étreindre
Quand je suis éveillé

Traction-brabant 9

O langage n’ai pas eu de chance
Ma vie est si ennuyeuse
Que je me hausse devant toi
Tu excites ma solitude
Tu me parais autant goûteux
Qu’un litron de vin argenté
C’est comme si je dégustais
Des haiculs en sauce Rabelais
Si ce n’est mon poste télé
Le langage me fait bander

O langage j’use de ces mots
Que personne ne comprend plus
Je me rengorge pour broder
Autour de ma pauvre existence
Une histoire qui a l’air bonne
Encore un peu et je jouerai
Superman contre les méchants
Même que je serai dans l’image
Si ce n’est la triste politique
Le langage me fait bander

O langage en ton apparence
Un poème nul devient fort
Je n’ai plus besoin de rien faire
Juste dormir au gré des mots
Les doigts de pied en éventail
Nous n’écrivons pas tous des livres
Mais nous sommes tous des poètes
Quand vient la saison de la peur
Si ce ne sont les pois à ramer
Le langage me fait bander

O langage armé de ta foi
Je peux en foutre plein la vie
Dans le gang des auteurs imbus
Que m’importe si je ressemble
A la puce faisant du saut
A l’élastique d’un copeau
Mes répliques se veulent justes
Ma syntaxe boite à la patte
Si ce n’est un jeu de hasard
Le langage me fait bander
Un seul mot d’ordre aujourd’hui
Trouver le style qui déraille
Si ce ne sont mes mules au soir
Le langage me fait bander

P.M.

Image de Pierre Vella


Journal aléatoire d'Hélène Dassavray

Ce blog d'Hélène Dassavray porte bien son nom, celui de "Journal aléatoire". Après tout, c'est la fonction logique d'un blog : je sais bien qu'il y a là deux mots en trop : fonction et logique. Mais tant pis, je tiens à cette idée.
Ce journal aléatoire alterne les textes en feuilletons ("Du campement" et "Le film du dimanche soir"). J'avoue avoir une préférence pour "Du campement" qui ressemble moins à un roman mais qui empile des notations sur la journée : observations quotidiennes, réflexions sur l'actualité... "Du campement" porte aussi des numéros vraiment très aléatoires...Pour vous plonger dans l'aléatoire hélas souvent déplorable du quotidien, c'est ici.

De Fabrice Marzuolo (extrait de T-B 10)

Le marché de la poésie 2005

Place St Sulpice à deux pas du combat de l’ange
vacille le marché de la poésie
le jour où tout ce qui n’a pas été vendu doit l’être : les soldes
le jour de la parade des vierges folles
j’achète à un type barbu comme un pavé
une revue des « mots de la tribu »
- vous acceptez les textes
il grimace avec deux s
craint que je refile mes lignes de la main à la main
comme le crack à Stalingrad
pas légal
- envoyez donc la purée par la poste
beau détour pour finir sur les roses

au stand de tir de l’hideux
on met en joue
les poètes mal embouchés
et rebelles au magister

sur le présentoir
le catalogue austère
qui suinte les perles rares
néanmoins sous-ensemble phare
de la grande armée des plumes

A l’entrée – par où je sors ils vendent du vin
négociants en vain
les poètes ne boivent plus depuis des lustres
la faute à l’écrire pour personne
qui donne moins soif que le parler pour rien dire

peu dire donc
qu’on s’aguerrit ici autant du marché
que de la poésie
on se surprend
à inventer un ami qui n’écrit pas
et on rêve d’y parvenir soi-même

"Shérie(f) fais-moi peur", illustration d'Alain Minighetti


De Raymond Delattre (extrait de T-B 70)

Sept ans de malheur

La constellation de l'éléphant n'est jamais visible à l’œil nu. Il ne s'y trouve pas âme qui vive. Elle ressemble à la page blanche, le plus beau des poèmes, celui qui ne comporte pas un mot de trop !


L'oxygène fait défaut sur les astres lointains. Il commence à se raréfier sur la Terre aussi : bientôt tout le monde devra porter un masque à gaz pour pouvoir survivre !


Un chanteur plutôt naïf voulait célébrer les merveilles du monde actuel, mais, contre toute attente, l'écho de ses lamentations arracherait des larmes aux rochers les plus durs... ; c'est pourquoi plus personne ne veut l'écouter ! Il s'en est trouvé ruiné mais ne s'en plaint pas trop, puisque les princes eux-mêmes n'ont pas besoin d'argent ! Néanmoins il n'a pas encore bu la lie de tous ses déboires ! Il encourt de graves ennuis avec la police parce qu'il a consulté sur le Net un spécialiste des nains de jardin.


Depuis que tout tourne mal pour lui, les rues de son village ont bien changé ! Il n'y a plus d'artisans à la rue des artisans, il n'y a plus d'usines à la rue des usines, il n'y a plus de moulin à la rue du vieux moulin, il n'y a plus de putains à la rue de la joie, il n'y a plus de poètes à la rue E. Verhaeren !


C'est près d'un cloaque plein de flaques opaques qu'il s'est à présent retiré dans une infâme baraque en bois dont les murs craquent à chaque claque du borée par trop souvent d'attaque ! Ça se trouve à proximité de l'endroit où l'autoroute coupe en deux le petit bois, non loin de la boutique de chapeaux pour les gens sans caboche !


On croyait que le seuil avait déjà été atteint, mais il constate encore une augmentation du sale air dans les environs !

Son amie l'a plaquée sèchement depuis qu'il n'est plus rien. Leur idylle semblait pourtant une belle flamme qui brille pour l'éternité au fond d'un vase de cristal ! Ils avaient fait leurs grands accords pendant leurs fiançailles mais depuis qu'ils sont allés au curé, il y a eu une mouche dans l'horloge de leur ménage ! Pourtant cet amant délaissé peut s'exclamer comme Sardanapale : "Ils sont à moi, tous mes festins, tous mes débordements, et toutes les délices que l'amour m'a fait goûter !"

Hélas ! Sa belle ne faisait grand cas de lui que parce qu'elle chérissait, par-dessus tout, son argent !


En ces circonstances, les couplets et les ris sont absents de son humble demeure, seuls les corbeaux et les loups chantent leur mélancolie dans le voisinage ! Il n'ouvre plus la porte à ses anciens amis, il ne veut plus prêter une oreille complaisante aux faiseurs de ritournelles !


Il reste enfermé seul chez lui pendant des mois entiers, ne recevant de visite, dans sa cour herbeuse, que d'un vieil hérisson peu expressif ! Mais en de rares occasions, lors de guindailles namuroises particulièrement endiablées, il se vante encore d'avoir bon et d'être « bien aise » sur sa petite planète (quoiqu'il sache parfaitement qu'on n'a jamais que le bien qu’on se fait !)

Le Raudi à Metz

Une fois n'est pas coutume. Je fais de la pub pour un site d'actualités culturelles messin. Il s'agit du Raudi, ou la culture autrement, comme c'est très bien résumé.

A côté de nombre de manifestations et d'initiatives locales présentées à la une, vous trouverez en cliquant sur le bandeau de droite un lexique messin. De quoi prendre son passeport et venir vivre en France de l'extérieur.

Vous verrez : on y arrive. J'en suis la preuve vivante ! 

A ne pas manquer également une belle série de contrepèteries messines...

Le Raudi, c'est ici.

Wednesday, December 05, 2018

De Georges Cathalo (extrait de T-B 15)

Ah ! Qui saura parler du blues du 1% ?

***

A la télé, comme un peu partout, tout est fait pour nous faire dépenser et dépenser. Ne pas s'étonner alors que presque plus personne ne pense.

***

Plutôt jeûner avec les aigles et les rapaces que de s'empiffrer avec les poules et les gallinacés.

***

Il y a un temps pour se taire et un temps pour ne rien dire.

***

Sur la porte d'un magasin : "Entrez libre !" Et à l'envers était inscrit : "Sortez prisonnier !"

***

On est toujours consacré par de sacrés cons.


***

- En fait, nous ne sommes que de passage.
- Non, pas du tout : nous ne sommes que de passage, en fait.

***

Qui trouvera les mots qu'il faut pour dire aux enfants d'aujourd'hui que le Livre est le seul et l'unique objet inter-actif, sans modem, sans souris et sans électronique ?

Wednesday, November 21, 2018

D'Igor Quézel-Perron (extrait de T-B 73)

Emails

Perte d’érotique 


Disparue ce vêtement moulant, l’enveloppe, promesse que l’on décachetait comme on dégrafe une robe. Cette pudeur à se livrer enflammait l’imagination. Loin de cet érotisme, main au panier rapidement promise à la corbeille, le mail ne compte pas fleurette. L’excitation du retournement de ce fourreau pour découvrir le nom de l’émissaire, le temps que l’on mettait à vagabonder avant de consommer s’éteignent. Le mail, pornographe, ne remet pas à plus tard. Du texte, il livre la chair nue.

Perte de gestes et d’atours imposée par une dictature, dont la police chasse cette manifestation des émotions : la calligraphie. La texture et le maniement de l’enveloppe sont quant à elles mises à un index tapotant hystériquement sur le clavier.
Impossible de « refaire le trajet de la main qui a écrit »[1] le texte. Les hésitations et les imperfections sont cachées par cette chirurgie esthétique : retours en arrière dont rêveraient bien des peaux avachies, corrections orthographiques ou grammaticales, propositions de synonymes qui donnent à une pensée molle une convenance à peu de frais. La rature, histoire d’une émotion et d’une raison en marche, nécessitait bien du courage.

L’imaginaire n’a pour matériau que le nom de l’expéditeur et le sujet, permettant avant tout de savoir ce que l’on met à la poubelle. L’ancien lecteur est devenu éboueur.


[1]            Roland Barthes, L’empire des signes

Tuesday, November 13, 2018

Incipits finissants (76)

Étant un bon élève, j'ai appris qu'il vaut mieux être édité à compte d'éditeur plutôt qu'à compte d'auteur, voire, même, que de pratiquer l'auto-édition.
En effet, je ne suis pas sans savoir que dans une fausse édition, tous les frais sont pour ma pomme, y compris le salaire de l'éditeur. Alors que dans une vraie édition, je touche des droits d'auteur. Non ! J'rigole !
Étant bien élevé, je me disais donc, qu'à travers la publication d'une revue et de livres de poésie, je pouvais mettre en avant les textes d'autres personnes avant les miens.
Ainsi, je jonglais entre les identités d'auteur et d'éditeur, planquant l'auteur derrière l'éditeur.
C'était jusqu'au jour où, désirant participer à un salon du livre, il me fut répondu qu'il fallait que je sois Dieu l'auteur, et, en aucun cas, la petite main de l'éditeur. Ce qui ne me posait pas de problème, puisque, par chance, j'étais également édité par d'autres personnes.
Mais non, ce n'était pas la bonne méthode. Tout cela était trop compliqué. Je devais être auteur à n'importe quel prix. Même en auto-édition, même à compte d'auteur. La condition essentielle était que je sois du coin, car cela me permettrait de ne pas être absent, et surtout, de me déplacer sans frais, ou presque.
J'entends encore l’organisateur me dire : si vous vendez vos propres livres, c'est tout bénéf. Tandis que si vous êtes éditeur, vous allez vendre des textes de personnes qui ne sont pas là. Si ça se trouve, ces gens-là n'existent pas. Carrément nul ! Sinon, trouvez-moi un auteur à éditer qui vive dans un rayon de cinquante kilomètres.
- Tout de même, les textes de celles et ceux que j'édite ont un contenu. C'est pas n'importe quoi, enfin, je pense.
- Mais non, voyons, c'est votre gueule ou celle de votre auteur qui compte. Même pas connue, elle est mise à prix dans un salon. Vous êtes des singes dans leur cage qui valez de l'or. Encore que, dans votre cas, vos gueules sont juste cotées cinquante Euros par jour. Ce qui est toujours mieux que rien.
Depuis, étant passé de la déférence à l'expérience, j'ai fait éditer par un pote d'ici mes mémoires d'orang-outang, avant de pouvoir participer au festival des Rillettes de Lascaux. Et l'année prochaine, on inversera les rôles et les chaises, histoire de prouver que nos visages se vendent mieux que nos livres.           
P.M.

Monday, November 05, 2018

De Marine Ribaud (extrait de T-B 74)

J'aurais pu te dire que je t'aimais, c'était comme une rivière qui coule où elle va.
Un commun temps dans le temps commun.
Dire le monde un après-midi de dimanche lorsque la pluie se mélange aux hommes.
Et s'en aller.

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Poézine ou pour parler comme les gens bien "revue poétique et littéraire" et toutes petites petites éditions, comme le format des bouquins